Second livre-entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald - 21 novembre 2010

 

 

 

 

SECOND LIVRE-ENTRETIEN DE BENOÎT XVI AVEC PETER SEEWALD :

« Lumière du monde. Le pape, l’Eglise, les signes des temps »
Il sera présenté à la presse au Vatican mardi prochain, 23 novembre 2010.

A la question : "l'Eglise catholique n'est pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ?", le souverain pontife répond : "dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement". Dans cet ouvrage réalisé avec un journaliste allemand, intitulé Lumière du monde, et qui aborde une multitude de sujets (pédophilie, célibat des prêtres, ordination des femmes, relation à l'Islam...) Benoît XVI cite un seul exemple pour illustrer son propos, celui d'un "homme prostitué". "Il peut y avoir des cas individuels, comme quand un homme prostitué utilise un préservatif, où cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut", dit-il.

"Mais ce n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH. Cela doit réellement se produire dans l'humanisation de la sexualité", ajoute-t-il. "Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c'est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu'ils se fournissent eux-mêmes", dit-il.

Le discours du pape est réaliste et juste : il nous interroge sur une vision de la prévention limitée au seul préservatif. Il adopte un point de vue anthropologique et moral, compréhensible par tous, pour critiquer une orientation uniquement  technologique qui, à elle seule, n'est pas en mesure de juguler la pandémie,
comme l'a noté aussi en son temps l'ONU. En l'espace de vingt-cinq ans, ces campagnes centrées sur le préservatif n'ont pas réussi à la réduire. Le discours exclusivement technologique se comprend si l'on choisit de refuser l'abstinence et la fidélité.

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