Crucifix interdit en Italie nov 2009

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La CEDH n’a –t-elle donc pas autre chose à faire ?

La CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) vient de rendre ses conclusions : le crucifix n’a plus sa place dans les écoles italiennes !

Sous prétexte que cela pourrait heurter les convictions religieuses des personnes venant d’autres confessions minoritaires ainsi que les personnes athées. On pourrait résumer leur jugement en parodiant cette phrase de Molière : « Cachez ce crucifix que je ne saurais voir ».

Nous vivons dans un pays dont le passé chrétien fait la richesse. L’Italie aussi . Ce sont nos racines, notre culture et nous nous devons d’en être fiers. Pourtant, quand on lit un tel jugement, on se demande si nous ne mettons pas maintenant tout en œuvre pour le nier, le cacher, faire comme s’il n’existait pas. Et cela, sous des prétextes fallacieux.

En prétendant que cela peut heurter les croyants d’autres religions, nous essayons surtout de nous masquer ce que nous sommes. Les croyants d’autres confessions savent très bien qu’ils vivent dans un pays aux racines chrétiennes. Ils savent que tout cela est à la source même de notre liberté. Nous parlent-ils des crucifix ? Non . Nombre d’entre eux inscrivent même leurs enfants dans des écoles catholiques. Quant aux athées, ce n’est pas là leur principale préoccupation.

Non, si on regarde bien, ceux que cela dérange sont plutôt ceux pour qui la croix rappelle combien ils s’éloignent de leur humanité en nous imposant un monde où les biens matériels sont rois et l’argent devient un dieu. Ce sont ceux qui ne veulent pas que leur conscience leur rappelle qu’être un être humain, ce n’est pas simplement consommer, qu’il existe d’autres valeurs sur lesquelles se construire.


Et le crucifix devient le miroir de ce qu’ils ne veulent pas voir. Par sa présence , il leur demande ce qu’ils sont en train de faire de leur vie…
Accuser le crucifix d’être la source de leur gêne ne mettra pas fin à leur malaise.

Au-delà de tout cela, ce qui est stupéfiant dans cette histoire, c’est qu’il y ait eu des gens pour penser que les droits de l’homme, c’était faire décrocher un crucifix d’un mur dans une salle de classe. C’était engager des sommes monumentales , mobiliser des juristes, et passer un temps fou sur une question qui n’en est pas une.
La liberté de religion, nous l’avons. Chacun peut suivre la route spirituelle qu’il s’est choisi sans se retrouver en prison ou torturé, voire tué. Que doivent-ils penser ceux qui souffrent chaque jour pour assister à une Messe en cachette quand ils voient des bureaucrates se pencher sur la présence d’un crucifix dans une salle de classe?

A leur contraire, ce crucifix nous rappelle l’infini amour qui est la source de toute liberté, le don qui nous est fait d’être aimés au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer . C’est le rappel qui nous est fait chaque jour que nous nous devons de nous aimer les uns les autres, de nous entraider, de nous montrer humains. L’enlever, c’est justement perdre ce rappel quotidien à plus d’amour, de compréhension, de patience , de tolérance, et simplement d’humanité.

Que faire maintenant ? Prier pour ceux qui ont lancé ce procès bien entendu. Mais surtout, soyons fiers de nos racines chrétiennes et des valeurs qu’elles défendent. Montrons-le, dès maintenant. N’ayons pas peur de le dire publiquement, de nous engager pour elles, à tous les niveaux de la vie sociale ou politique. Le Christ a donné sa vie pour nous. C’est un honneur qui nous est fait de pouvoir l’annoncer au monde. Soyons là pour le faire .

LR