Feuille dominicale du 15 au 22 avril 2018 - publié le 14 avril 2018 - page 4


III/ La foi chrétienne est-elle compatible avec l’appartenance à la Rose-Croix /Franc-Maçonnerie?
“Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi est votre foi”, affirme saint Paul (1 Cor 15, 13). Le cœur de la foi chrétienne se situe là: nous croyons que Jésus est mort et ressuscité. C’est pourquoi Pâques, plus encore que Noël, demeure la fête chrétienne la plus importante, la fête des fêtes. C’est pour la même raison qu’il est impossible d’être chrétien et rosicrucien/franc-maçon (Maçons et Rosicruciens nient la résurrection du Christ).


IV/ Les disciples de Jésus ressusciteront-ils, eux aussi? Si oui, à quelles conditions?
Christ est “les prémices de ceux qui sont morts”, lisons-nous dans 1 Co. 15, 20. Ce que l’apôtre Paul veut dire ici, c’est que la résurrection de Christ annonce la résurrection future de ceux qui se confient en lui. Mais on ne ressuscite pas comme ça. Quiconque veut entrer dans la vie éternelle doit faire des efforts ici-bas car c’est dès maintenant, pendant notre vie terrestre, que commence la résurrection. Celle-ci est à l'œuvre quand nous passons de l’égoïsme au partage, de la peur au courage de défendre la justice et la vérité; quand nous passons du repli sur soi à l’ouverture aux autres, de l’orgueil à la simplicité, de la haine à l’amour sans frontières; quand nous passons de la jalousie ou de l’envie à la reconnaissance du talent de nos frères, du désir de vengeance au pardon. La haine, l’égoïsme, la peur, la soif de domination, la volonté de puissance sont de mauvais penchants contre lesquels nous devons lutter comme Jésus lutta contre les trois tentations du diable au désert ou contre la tentation de renoncer à donner sa vie au jardin des oliviers. La vie chrétienne est une lutte permanente; c'est tous les jours que le chrétien est à l'agonie (lutte se dit “agon” en grec). Et lutter signifie quelquefois mourir à soi-même. Le chrétien doit mourir aux œuvres de la chair. Et cette lutte se gagne parfois dans les larmes et le sang; c’est une lourde croix sur nos épaules. C’est la raison pour laquelle Saint Paul dit que "nous proclamons, nous, un Christ crucifié" (1 Co 1, 23).


V/ Jésus a-t-il désiré souffrir et mourir?
Non, Jésus n’a pas désiré souffrir et mourir; jamais il n’a fait l’apologie ou l’éloge de la souffrance. La dernière phrase du Notre Père (”délivre-nous du mal”) et les malades qu'Il guérit prouvent qu’il était contre toute forme de souffrance; à Gethsémani, il n’affiche pas un calme olympien comme Socrate condamné à boire la ciguë mais déclare: “Père, si cela est possible, fais que cette coupe s’éloigne de moi”. La croix qu’il a portée (insultes, humiliations, rejet et crucifixion) n’est qu’une conséquence de la vie qu’il avait choisi de mener: accueil des pécheurs et exclus, dénonciation de la cupidité, du formalisme et de l’hypocrisie des scribes et pharisiens, etc. Il ne s'agit donc pas de courir après la croix, de penser que plus on souffre, plus on se sanctifie. Bref, ni dolorisme, ni masochisme. En revanche, si nous marchons dans les pas de Christ, si nous appliquons son message (pleurer avec ceux qui pleurent, ne pas s’attacher aux biens matériels, prendre fait et cause pour les petits et défavorisés, lutter pour un monde juste, libre et humain, etc.), nous serons inévitablement persécutés, détestés et rejetés; cette croix-là, nous devons être fiers de la porter car, à la différence du parler en langues, des miracles, des prophéties, du don de prédication, de la connaissance qui disparaîtront, le service de nos frères ne passera pas.


Messe avec les Italiens:
La communauté Italienne Avignonnaise se propose de participer à la messe dominicale du 6 mai prochain à 10h30. Merci de leur faire bon accueil pour un temps de spiritualité et convivialité.

 

 

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