« Je me disais que le mariage n’était pas fait pour moi » - publié le 27 octobre 2015

Témoignage. Parcours d'un non-croyant à l'École de vie conjugale de la paroisse Saint-Nicolas des Champs.  (extrait)

(...)  Pour Mélanie comme Robin, se marier prenait un accent particulier : « Je suis une traumatisée du divorce », confie-t-elle. Quant à Robin, il avait été également très marqué par des divorces autour de lui. Dans leurs discussions, ils se sont rapidement rendu compte qu’un mariage civil ne leur suffirait pas. « En fait, on n’avait pas vraiment envie de se marier civilement uniquement : l’engagement à la mairie, c’est dépouillé. Pour nous, c’est moins fort car nos valeurs n’y sont pas présentes. La fidélité à la mairie, ça ne veut rien dire », raconte Mélanie. Et Robin de poursuivre : « On ne savait pas du tout comment s’y prendre. N’étant pas croyant, cela n’avait, à ce moment-là, pas de sens pour moi  et surtout je ne voulais pas manquer de respect à tous ceux pour qui ça en a. Je ne savais pas que je pouvais être béni par un prêtre, même si je n’ai pas reçu le baptême*  (extrait)

 

(...)  Et Mélanie d’insister sur ce point : « Parfois, il y a chez les catholiques un courant tiédasse et qui ne me plaît pas. L’Église doit être droite et exigeante car on vit dans un monde lisse. Dans l’Église, on a des repères. À l’École de vie conjugale, les choses étaient claires. Ajouté à cela que nous étions à l’aise avec tous les thèmes correspondant plus à des valeurs que des ‘choses d’Église’ uniquement. On aborde des sujets délicats qu’on aborderait pas ensemble comme la liberté, le pardon et la fidélité », conclut-elle. (extrait)

 

(...) Et le jour du mariage ? « Formidable ! » Robin a souhaité faire un mot d’accueil pour expliquer sa démarche car 90% des personnes présentes n’avaient jamais mis les pieds à la messe et auraient pu ne pas comprendre le choix des fiancés. Mélanie raconte : « On a sorti les mouchoirs pour tout le monde car beaucoup ont été émus. Chacun s’est senti à sa place grâce à notre petit mot d’accueil. C’est fou car notre démarche a finalement beaucoup touché nos familles déchirées ! En fait, c’est comme si on avait réhabilité nos familles pour une démarche de respect l’un envers l’autre.  (extrait)

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