Laudato Si', la feuille de route de l'encyclique - publié le 13 octobre 2015

« Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »  (extrait)

Cette interrogation est au cœur de Laudato Si’, l’encyclique attendue du Pape François sur le soin de notre maison commune. Le Pape poursuit : « cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire », et ceci conduit à s’interroger sur le sens de l’existence et de ses valeurs à la base de la vie sociale.


Laudato Si’ est la première encyclique entièrement écrite des mains du Pape François. Un texte rédigé après avoir fait appel à des dizaines d’experts et de scientifiques, en collaboration avec le Conseil pontifical Justice et Paix.


Nous vous proposons ici un résumé, chapitre par chapitre. Les chiffres entre parenthèses se réfèrent aux 246 paragraphes dans lesquels le Pape François articule sa pensée sur une planète qui se meurt et où l’homme a sa responsabilité.


Chapitre I – Ce qui se passe dans notre maison ? Les meilleurs données scientifiques environnementaux : mutations climatiqus ; l'eau ; la perte de la biodiversité. Une dette écologique Nord envers le Sud


Chapitre II – L’Evangile de la Création, vision globale où l'homme est responsable de la création ; développer une conscience d'une communion universelle.


Chapitre III – La racine humaine de la crise écologique : une tyrannie technocratique ; une démesure anthropocentrique caractérisée par l'individualisme et le société de consommation. Retrouver la valeur du travail et investir sur la personne. Non au monopole…


Chapitre IV – Une Écologie intégrale, coeur de l'encyclique. Ne pas concevoir la nature qui nous entoure comme séparée de nous ou comme un simple cadre de vie. Il y a un lien entre la question sociale et la question environnementale. Toute atteinte sur le premier point porte atteinte au second. Notion de Bien Commun.


Chapitre V – Quelques lignes d’orientation et d’action, nécessité d'un dialogue transparent et honnête. Il faut que les autorités civiles, morales et scientifiques (techniques entre autres) s'engagent… à prtéger les biens communs de l'humanité comme l'eau, les forêts etc., mais aussi le travail, la propriété et la famille.


Chapitre VI – Education et spiritualité écologiques : miser sur un autre style de vie, une pression saine sur les pouvoirs politiques, des gestes au quotidien...
L’encyclique prend le nom de l’invocation de Saint François « Loué sois-tu mon Seigneur » du Cantique des Créatures, qui rappelle que la terre, notre maison commune, est « comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts » (1). Nous-mêmes « sommes terre » (Gen 2,7). Notre corps est lui-même constitué des éléments de la planète, « son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure » (2).


Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et saccagée, pleure, et ses gémissements rejoignent ceux de tous les laissés-pour-compte dans le monde. Le Pape François invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous – individus, familles, collectivités locales, nations et communauté internationale – à une « conversion écologique », selon l’expression de Saint Jean-Paul II, c’est-à-dire « changer de cap », en assumant la beauté et la responsabilité d’un engagement « pour le soin de notre maison commune ».


Dans le même temps, le Pape François reconnaît « une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, et une sincère et douloureuse préoccupation qui grandit pour ce qui arrive à notre planète » (19), légitimant ainsi un regard d’espérance qui ponctue toute l’encyclique, et envoie à tous un message clair et plein d’espérance : « L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune » (13) ; « l'être humain est encore capable d'intervenir positivement » (58) ; « tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer » (205).

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