Le secret de Dieu

Dieu pensa : «  Il faudrait que j’aide l’homme mais comment faire , ».

C’était vrai. Depuis que l’homme avait pris conscience du bien et du mal, il avait découvert la grande différence entre le monde animal et lui. Il devait mourir, ce dont le monde animal n’avait pas conscience. Lui, il le savait. De là, l’origine de ses questionnements et de sa souffrance.

 

Dieu connaissait parfaitement sa plus belle créature. Il la désirait libre, libre de prendre ou de ne pas prendre le fruit de l’arbre de la science, libre de vivre sa vie divine ou de la refuser.

Dieu allait se faire homme et prendre un nom : Jésus. par sa vie, il témoignerait de sa dépendance à celui qui EST avant toute chose. Il trouverait des mots simples, pour être la Parole incarnée, il choisirait des images familières de la vie de chacun et témoignerait de la suprématie de l’esprit sur la nature. Il guérirait, accomplirait des actes, ou il soumettrait la nature. Il serait celui qui témoigne du besoin de donner la miséricorde, la paix, la joie. C’est peut-être cela le secret de Dieu.


Dieu est prêt à tout accepter de son chef d’œuvre, l’homme, y compris que celui-ci le mette à mort. Il donnerait sa vie en toute liberté, il en fut ainsi : il connut la trahison et la mort avec son cortège de doute et même de désespoir. Du tombeau où il était enseveli, la Force de  l’Esprit dont il avait témoigné toute sa vie durant le ressuscita.
Pour nous laisser libre dans notre recherche, Jésus, comme toujours, ne s’imposa pas en victorieux. Il révéla le lien qui l’unissait aux cieux.


Ses amis, qui n’avaient pas tout compris de son langage, furent bouleversés. Ils le virent au bord du lac et ailleurs. Ils assistèrent à sa montée au ciel. Ayant cru en sa résurrection, ils comprirent enfin tout chose . Ils allèrent jusqu’au martyre pour en témoigner.


Si le Christ n’est pas ressuscité, dit St Paul, « Vaine est votre foi. Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ». Notre foi pour nous aussi est vaine si nous refusons de croire en la résurrections : ce serait réduire Jésus à un prophète, un sage, un philosophe. Ne pas croire en la résurrections, c’est refuser la divinité de Jésus.


...............................................................................................François Guez

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