Feuille dominicale du 25 février au 04 mars 2018 - publié le 23 février 2018 - page 4


Compréhension du carême:
+ Compréhension du sacrifice ou du jeûne: Autrefois, l'accent était beaucoup mis sur la nourriture et sur la viande. Cette disposition n'est pas abrogée, elle reste toujours valable, toutefois, il serait également utile de voir dans sa propre vie, ce qui constitue un obstacle majeur à la faveur divine ou qui m'empêche de me présenter devant Dieu convenablement - trop de paroles inutiles, la cigarette, la difficulté à écouter les autres, à pardonner, à partager, à s'ouvrir... Le but de toutes ces privations, c'est de mériter d'être encore et toujours appelé ami de Dieu. En effet, notre vie est aussi une vie de sacrifices et de mortifications. L'hédonisme épicurien auquel le monde actuel nous invite n'est pas le cadre favorable dans notre recherche de l'UNIQUE VRAI BONHEUR. L'Homme serait-il devenu objet de plaisir démesuré jusqu'à y perdre son âme ? Tout porte aujourd’hui à le croire vu que l'on veut nous convaincre que l'effort et le sacrifice sont d'un autre temps. Dans cette compréhension des choses mondaines, la passion et la croix doivent être occultées de la vie se présentant comme une négation de Dieu...Sachons donc trouver ce qui est juste et convenable.
 

 

Prière de la semaine


Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ;
en te désirant, de te chercher ;
en te cherchant, de te trouver ;
en te trouvant, de t’aimer ;
et en t’aimant, de racheter mes fautes ;
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence,
à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes,
et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair,
et allume le feu de ton amour.
Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil,
et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité.
Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère,
et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur,
pour y répandre la douceur d’esprit.
Donne-moi, Père très bon, une Foi solide,
une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme,
 l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur,
les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé,
donne-moi de vivre la miséricorde,
l’application à la piété, la compassion avec les affligés,
et le partage avec les pauvres.

    Saint Anselme (1033-1109)


 

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